Du 16 au 20 mars, l’État a mobilisé ses agents autour d’événements pour réduire l’empreinte du numérique public, dans un contexte d’essor de l’IA et de pression sur les ressources.

Le numérique pèse déjà 4,4 % des émissions nationales. Et la facture grimpe. Du 16 au 20 mars 2026, l’État a déployé la deuxième édition de la Semaine du numérique écoresponsable pour accélérer la transformation du secteur public, alors que l’IA intensifie la pression énergétique et industrielle. Pilotée par la DINUM via la MiNumEco, l’initiative s’inscrit dans la continuité de la loi REEN et de la stratégie nationale « Numérique et Environnement ». Objectif affiché, aligner innovation technologique et réduction d’impact dans les administrations. D’autant plus que les centres de données concentrent à eux seuls près de 46 % de l’empreinte carbone du numérique en France. La montée en puissance de l’intelligence artificielle accentue cette dépendance à des infrastructures énergivores, souvent adossées à des chaînes d’approvisionnement sous tension.
Fiona Slous, Journaliste | Alliancy média